@fanthi et echirose ... on verra, dans "L'Etoile mystérieuse", quel mystérieux symbolisme inconnu s'attache plus que probablement à l'araignée ...
Il est plus que probable qu’une fois de plus "Le Crapouillot" ait influencé Hergé dans la composition du scénario de "L’Île Noire" … Dans un article de février 1934 intitulé "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" (et qui, déjà, aura servi dans "L’Oreille cassée"), Antoine Zischka faisait mention d’un certain Dr Georg Bell, Ecossais naturalisé allemand, avocat de son état, lié au parti nazi, compromis dans une entreprise de fausse monnaie… voir la suite
Il est plus que probable qu’une fois de plus "Le Crapouillot" ait influencé Hergé dans la composition du scénario de "L’Île Noire" … Dans un article de février 1934 intitulé "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" (et qui, déjà, aura servi dans "L’Oreille cassée"), Antoine Zischka faisait mention d’un certain Dr Georg Bell, Ecossais naturalisé allemand, avocat de son état, lié au parti nazi, compromis dans une entreprise de fausse monnaie montée contre l’URSS, consistant à écouler d’énormes quantités de faux roubles aux fins de ruiner l’économie soviétique … Ce Dr Georg Bell présente une frappante analogie avec le "Dr Müller", Allemand naturalisé Anglais … onomastique faisant écho à une certaine île "Mull", deuxième île écossaise la plus vaste de l’archipel des Hébrides intérieures, au village de "Kinlochspelve" (aux sonorités très proches du village fictif de Kiltoch que traverse Tintin) donnant sur le pic de "Ben More" .. de même que, plus au nord, existe sur l’île de "Rum" le château de "Kinloch" … dénominations qui ont pu servir de "modèles" pour le cadre du présent album …
On peut de même se demander dans quelle mesure Hergé n’a pas été au fait du "plan" monté par le Congrès juif mondial contre l’économie de l’Allemagne nazie … Dans un article du 24 mars 1933, deux mois après l’arrivée de Hitler au pouvoir, le "Dailey Express" titrait : « JUDEA DECLARES WAR ON GERMANY » … soit, une déclaration de guerre économique du Congrès juif mondial à l’Allemagne nazie … Cette "guerre" consistait en une première dévaluation de 57 % du mark allemand face au dollar de manière à empêcher l’Allemagne d’acheter des matières premières, denrées alimentaires et autres marchandises sur le marché international dominé par le dollar. Hitler réagit immédiatement en retirant le mark de l’étalon-or et fondant le système « CAPITAL-TRAVAIL » en opposition radicale avec le système spéculatif boursier de Londres et de Wall Street, interdisant de ce fait toute spéculation et emprise financière sur l’économie allemande et menaçant directement l’emprise du dollar et de la livre britannique couplés à l’étalon-or. On ignore (ou on a "oublié") la réaction des milieux politiques et judéo-maçonnique extrêmement violente, boycottant des productions en provenance du Reich et la menace brandie sans équivoque : retour de l’Allemagne à l’étalon-or ou … la guerre …
Cette guerre, on en pressant la menace en ces années 1937-38 de composition de "L’Île Noire" rien qu’en la dimension européenne du trafic auquel Müller (alias Georg Bell) collabore avec un certain Wronzoff (patronyme nettement germanique), en fait, le chef de la bande : la fausse monnaie est imprimée en diverses devises (IN, 64-I) et écoulée par des émissaires résidant dans toute l’Europe ((IN, 65-III-3) … aux fins de déstabiliser le monde dit "libre" … Quant à la "qualité" allemande du Dr Müller et la dimension de la conspiration nazie, on les retrouvera dès 1939-40 dans la première version de "l’Or noir" …
Le fait qu’Hergé ait situé ce "conflit" politico-financier, dont l’épilogue tourne à la totale confusion de ces agents … "nazis", en Grande Bretagne, démontre la sympathie qu'il éprouvait à l’égard des Britanniques et du monde alors encore "libre" … Circonstance qui explique la censure allemande qui frappera l'album … et n’empêchera pas l'ostracisme et les persécutions qu'il subira à la "Libération" … non plus que les accusations de "kollaboration" avec le nazisme !!!
Ah d'accord !!! Je n'avais pas compris ça comme ça. Merci du renseignement
Aucun. Ils ont respectivement une aversion pour les araignées et les lamas, mais aussi pour d'autres animaux. On aurait ainsi également pu citer Haddock et les guêpes (Bijoux) ou Milou et les chats (7 Boules, Objectif).
Je ne me souviens pas que Haddock a rencontré des araignées. C'est dans quel (s) album(s)?
"L'Ile Noire" permet de compléter la panoplie des points communs entre Milou et Haddock:
1) Les démêlées de Milou avec une chèvre (09b3) ne sont pas sans rappeler celle des Cigares où Milou mord une vache sacrée ("Vous, animal sacré ! Quelle blague !"). Haddock sera confronté à une situation similaire dans "Tintin au Tibet" (07d1): "Pas tant d'histoires" s'insurge-t-il. L'incompatibilité du duo Haddock-Milou avec les animaux est rappelée de façon… voir la suite
"L'Ile Noire" permet de compléter la panoplie des points communs entre Milou et Haddock:
1) Les démêlées de Milou avec une chèvre (09b3) ne sont pas sans rappeler celle des Cigares où Milou mord une vache sacrée ("Vous, animal sacré ! Quelle blague !"). Haddock sera confronté à une situation similaire dans "Tintin au Tibet" (07d1): "Pas tant d'histoires" s'insurge-t-il. L'incompatibilité du duo Haddock-Milou avec les animaux est rappelée de façon récurrente dans les albums; par exemple celle avec les perroquets: Haddock dans "les Bijoux de la Castafiore" bien sûr, mais aussi Milou dans le même album ("Moi je ne supporte pas ces bêtes qui parlent"), ou dans "Tintin au Congo" (02c2: "Stupide perroquet") et"l'Oreille cassée". Citons également les araignées et les lamas qui ne sont respectivement pas les meilleurs amis de notre duo.
2) Les similitudes de comportement de Haddock et Milou envers le monde animalier semblent confirmer que Milou est en fait presque l'alter ego de Haddock. Pour que la ressemblance soit complète, il ne manquait plus qu'un élément, le principal: la boisson ! Milou se découvre fortuitement une véritable appétence pour l'alcool dans "L"Ile Noire", grâce à une fuite du container Loch Lomond (Johnnie Walker dans la première version): "Tiens ?... Il pleut ?...", "Non, ce n'est pas de l'eau, mais c'est rudement bon quand même !". Il récidive pages 35 (d1), 40 (a1) et 41 (d2), mais également dans un bon nombre d'albums: le Crabe (p.14), le Trésor (p.19), les 7 Boules (p.53), Objectif (p.55), Tibet (p.19), Picaros (p.4). Je trouve la scène où Haddock relate l'histoire de son ancêtre dans le Secret de la Licorne assez savoureuse. Milou y boit à 2 reprises mais sans vraiment le vouloir. La première fois, le verre de Haddock lui arrive sur le museau à la suite d'un geste brusque du Capitaine. La seconde fois, c'est Tintin lui-même qui donne le verre à Milou pour permettre à Haddock de poursuivre son recit, oubliant au passage que Milou est aussi un véritable ivrogne !
Si, comme le souligne Frédéric Soumois" dans les "Dossiers Tintin" (p.122), l'apparition de Haddock dans le Crabe ôtera progressivement à Milou l'usage de la parole (il ne parlera plus qu'en aparté et non directement à Tintin, à l'exception des Bijoux dans le grenier), il n'en reste pas moins que l'alcool restera son vice jusqu'à "Tintin chez les Picaros"; vice qui lui confère un statut de chien pas comme les autres, une sorte de Haddock bis.
Après une … « suspension » dans "L’Oreille cassée", les Dupondt reprennent leur course folle à la poursuite de Tintin dans "L’Île Noire" !!! Comme naguère dans "Les Cigares du Paraon" (quand il a suffi qu'une dénonciation anonyme leur fasse découvrir de la drogue dans sa cabine, qu'il soit ensuite surpris au milieu d'un arsenal d'armes pour qu'il soit chargé d'une double accusation de trafic de cocaïne et de contrebande d'armes - CDP, 19-IV-3 -), s’en tenant à… voir la suite
Après une … « suspension » dans "L’Oreille cassée", les Dupondt reprennent leur course folle à la poursuite de Tintin dans "L’Île Noire" !!! Comme naguère dans "Les Cigares du Paraon" (quand il a suffi qu'une dénonciation anonyme leur fasse découvrir de la drogue dans sa cabine, qu'il soit ensuite surpris au milieu d'un arsenal d'armes pour qu'il soit chargé d'une double accusation de trafic de cocaïne et de contrebande d'armes - CDP, 19-IV-3 -), s’en tenant à nouveau sur un constat de surface, ils "remettent cela" … arrêtent Tintin … sur la base d'une accusation ("C'est lui ! Je le reconnais : c'est mon agresseur !" - IN, 3-IV-3 -) incompréhensible ... pour eux tout au moins (c’est que "toutes les apparences sont contre vous" - IN, 3-IV-3 et 4-I-1 à 4 -) ... lors qu'outre leurs expériences "passées", ils pourraient "se souvenir" que Tintin, ayant été tout récemment inexplicablement abattu, relève d'une blessure par balle ("Bizarre affaire ... Bizarre affaire ..." / "Je dirais même plus : c'est une affaire ... heuh ... une affaire ... bizarre." - IN, 2-II-1 -) … Le héros ayant habilement pris la poudre d'escampette en les enchaînant à leurs propres menottes ("Ce gaillard à toutes les audaces !" / "Je dirais même plus : il a toutes les audaces, ce gaillard !" - IN, 4-III et IV -), ils se lancent à sa poursuite ("Ce Tintin est un petit gredin !" / "Un gredin ? Je dirais même plus : c'est ... c'est un gredin !" - IN, 5-I-3 -) ... pour ne parvenir qu'à se couvrir de ridicule ... tant ils sont surclassés par ses ruses et sa vivacité féline (IN, 5-III et IV - 6-I et II) !!!
Le retrouvant de manière inattendue (IN, 35-IV-3), ils persévèrent dans leur fixation du "constat de surface" (" ... c'est vous que nous devons arrêter. Vous vous souvenez, n'est-ce-pas ? ... L'attentat commis dans le train" - IN, 36-III-2 -) ... et laissent s'enfuir Müller et Ivan !!! Toutefois, comme "il se pourrait que ... " et bien que cela soit "contraire à tous les règlements" (IN, 36-IV-1), ils consentent à lui accorder un très relatif "bénéfice du doute" ... en ne le lâchant pas d'une semelle ("Tu comprends, si c'est exact et s'il les capture, tout l'honneur sera pour nous !" (IN, 36-IV-3) ... Et c'est précisément par le biais de cette "laisse" par laquelle ils retiennent Tintin que, venue du Ciel sous la forme d'une attaque directe, la possibilité de l'innocence intrinsèque du héros va se faire jour dans leur esprit ("Je commence à croire que Tintin a raison : ces gens sont des bandits" / Des bandits ? ... Je dirais même plus : ces gens sont ... heuh ... des bandits ! Voilà mon opinion" - IN, 37-II, III, IV -) et qu’enfin ... ENFIN (!!!), ils commencent à estimer que Tintin est décidément ... "innocent" ... Ils y auront mis du temps ...
La "soupçonnite" s'emparera d'eux une dernière fois au début du "Sceptre d'Ottokar" quand, à nouveau, les "apparences" paraîtront jouer contre Tintin (SO, 9-II-1 à 3 et III-1) ... Et l'on peut dire que c'est la "providentielle" explosion de la machine infernale destinée au héros (SO, 11-IV-4) qui les en guérira à jamais ... du moins à son endroit ... car ils ne manqueront pas de continuer à exercer leurs singulières « méthodes » à l'encontre d'autres "suspects" ... à leurs risques et périls ...
Pour plus de précision dans le n°862 du journal de Tintin français ne figure que l'interview de " Herge vous parle " il faudra patienter une semaine n°863 du 6 mai pour voir les 2 premières planches ...les 2 dernieres paraitront le 2 décembre n°893 Spécial Noël
D'accord pour convenir que :
1) les versions n&b de 1938 et couleur de 1943 l'emportent incontestablement sur l'édition "de commande" de 1966 surchargée par Bob de Moor
2) la couverture de 1966 est la plus réussie de tous les albums des aventures de Tintin.
Cette "nouvelle" couverture s'inspire de la couverture du "petit Vingtième" n° 4 du 27 janvier 1938 (vignette 43a2 de l'édition 1943), reprise ci-dessus.
Je vous invite à découvrir ou revoir l’émission « les mystères de Tintin » d’Alex VIZEO. Il séjourne en Ecosse à la recherche de l’ile noire !
Oui, je pense que la couverture de L'Île Noire est magnifique. Dans l'ensemble, les couvertures des albums, des aventures de Tintin et Milou, sont aussi magnifiques les unes des autres.
Je trouve que cette couverture qui avait été refaite en 1966 pour l'album, rassemble en une seule toile artistique, l'ambiance maritime et d'un suspense tout à fait écossais. Avec la perspective de cette fameuse "Île Noire" qui dévoile son mystère par les rochers et sa tour, les oiseaux virevoltants au-dessus de celle-ci. Le beau ciel matinal d'une couleur magnifique. Non, une belle couverture bien réalisée. Comme pour le "Lotus Bleu", j'aime beaucoup.
Wasterlain - Hommage à Hergé
(également posté sur le forum de norbert56).
@huboff62 et @therose, merci pour vos contributions
J'aimerais avoir votre avis sur la couverture et également l'album
L'Île Noire [1965 : "Journal Tintin" - prépublication] - L'Île Noire [1966 : "Album" - édition Casterman] - Extraits : "Dossier Tintin - "L'Île Noire"
____________________________________________________ Les albums de la première édition version en couleur
Tirage : 15 080 ex. - août 1943. Le dos toilé et rouge. La deuxième édition est imprimée chez Degrève, à Bruxelles. Pas de numéro d'autorisation. Tirage : 17 553 ex. En novembre 1944. Le dos toilé est… voir la suite
L'Île Noire [1965 : "Journal Tintin" - prépublication] - L'Île Noire [1966 : "Album" - édition Casterman] - Extraits : "Dossier Tintin - "L'Île Noire"
____________________________________________________ Les albums de la première édition version en couleur
Tirage : 15 080 ex. - août 1943. Le dos toilé et rouge. La deuxième édition est imprimée chez Degrève, à Bruxelles. Pas de numéro d'autorisation. Tirage : 17 553 ex. En novembre 1944. Le dos toilé est bleu.
Les deux éditions suivantes, parues en 1946 et 1947, comporte également un dos toilé bleu. Toutes les autres, une vingtaine de 1949 à 1960, sont à dos rouge.
Nous sommes en janvier 1961. On parlait donc déjà de cette réfection en 1960. Et c'est en mai 1961 que l'on fait intervenir l'éditeur anglais Methuen qui pourra profiter de l'occasion pour faire valoir ses remarques. Il a encore des nouveautés à faire paraître avant d'être confronté au "problème de le L'Île Noire. Et c'est à l'évidence Pierre Servais à la fois éditeur d'Hergé (en français et néerlandais), directeur du département international (qu'il a créé) et amoureux de l'Angleterre qui a alerté Methuen sur la possibilité qui s'offrait d'influencer la nouvelle version de l'album.
____________________________________________________ Journal Tintin (1965)
La deuxième version en couleurs de L'Île Noire est prépubliée dans le Journal Tintin. Par doubles pages en vis-à-vis sous bandeau continu surmontant les deux planches et contenant un petit texte introductif. Ce bandeau sera présent pendant toute la publication. Au vu des planches du Journal et de l'album, il apparaît immédiatement que si les dessins sont identiques, il y a deux coloriages et deux lettrages différents.
Le Journal Tintin était imprimé en héliogravure (comme l'écho illustré), depuis le premier numéro (il passa plus tard à l'offset, avec la baisse du tirage). Alors que les albums de Casterman étaient imprimés en offset (depuis le début de la couleur avec L'étoile mystérieuse). Ce qui différencie assez nettement les ambiances chromatiques des deux publications.
Pour mémoire, les Journaux comme le "Petit Vingtième", Cœur Vaillant, Le Soir étaient imprimés en typographie.
____________________________________________________ Les albums de la version en couleurs (1966/1968)
L'édition originale est à dos imprimé (et non toilé). Elle existe en tirage Casterman et en tirage Danel. Mise en vente
en juin 1966. Première réimpression en 1968.
Encore une fois, merci Nicnol pour la qualité de tes messages !
Je partage ton avis et trouve effectivement que la couverture de l'Ile Noire est la plus réussie de la collection !
J'ajouterai que Tintin est dessiné de dos, coiffé du beret écossais et pourtant il est reconnaissable entre mille.
Quelle couverture !
J'aimerai avoir l'avis des Tintinophiles à ce sujet.
La version de "l'Île Noire" 1966, pour "corrigée" et "rajeunie" qu'elle soit … ? Un quasi TOTAL ECHEC !!! Essence de la bande dessinée hergéenne, la "ligne claire" de 1943 est quasi totalement abolie au "bénéfice" (l'anti bénéfice, bien plutôt !) d'une version que j'appellerai ... "baroque" en cette "débauche" de surcharges, de décors et de détails à quasi chaque case !!! Est-ce encore "L'Île Noire" signée HERGE ou… voir la suite
La version de "l'Île Noire" 1966, pour "corrigée" et "rajeunie" qu'elle soit … ? Un quasi TOTAL ECHEC !!! Essence de la bande dessinée hergéenne, la "ligne claire" de 1943 est quasi totalement abolie au "bénéfice" (l'anti bénéfice, bien plutôt !) d'une version que j'appellerai ... "baroque" en cette "débauche" de surcharges, de décors et de détails à quasi chaque case !!! Est-ce encore "L'Île Noire" signée HERGE ou bien plutôt celle de Bob de Moor (quel que respect que l'on doive à ce dernier) ? Le MÊME malaise se retrouvera, en 1971, en les premières pages de "l'Or noir" ... qu'aggrave le fait qu'en plus, cette version ait aboli totalement la philosophie et l'historicisme politiques de celle de 1950 en la disparition TOTALE d'une Palestine sous mandat britannique, transposée en un Khemed imaginaire !!! Ajoutons, dans "Coke en Stock", l'auto censure d'un prétendu "racisme" hergéen en la disparition du langage "petit nègre" et en certaines insultes haddockiennes ayant perdu tout leur "sel" et leur à propos ("espèce de bayadère de carnaval" remplaçant l'original "espèce de fatma de prisunic" ou le NULLISSIME "bougres d’ectoplasmes à roulettes" abolissant le si savoureux "bougres de zouaves à la noix de coco") !!!
Et tout cela sous INJONCTION de l'éditeur britannique ... qu'Hergé, CREATEUR de Tintin, aurait été bien inspiré d'envoyer se faire pendre !!! Je n’ose imaginer ce qu’aurait signifié une … « modernisation » de l’espèce de la si dramatique et si « noire » "Oreille Cassée" … Félicitons-nous que "Le Secret de la Licorne", si manifestement « belge » ne revête en RIEN un quelconque « rajeunissement … british » …
Heureusement, cette refonte "obligée" a permis la création d'une couverture d'album de RÊVE et que je considère être DE LOIN la meilleure des 24 albums !!! Seules celles de "Le Sceptre d’Ottokar", "Le Trésor de Rackham le Rouge", "Le Temple du Soleil", "On a marché sur la Lune", "Vol 714 pour Sydney" et "Tintin et les Picaros" s'en approchent ... mais sans plus ...
Le bleu dominant - bleu acier de la mer, bleu barbeau des nuages montant de l'horizon -, le léger jaune chromé du ciel (le déplacement de Tintin du petit port de Kiltoch à l'Île Noire se situe à l'aube, de la sorte admirablement suggérée) inscrivent sous nos yeux l'irréalité d'une Ecosse de légende, à son presque septentrion : semble-t-il au Nord-Ouest, face aux Hébrides extérieures qui ont inspiré à Félix Mendelssohn sa célèbre Ouverture "Les Hébrides - La grotte de Fingal" et la 3ème Symphonie en la mineur dite précisément "l'Ecossaise" ... Semblant surgir de la masse altière, rébarbative et sinistre du château de Ben More et s'exprimant à contrario du sens de l'avancée du canot fendant l’écume blanche de la mer, le vol des oiseaux de mer entretient toute la menace d'un univers hostile …
Cette couverture, reprenant et poétisant l’illustration du n° 4 du « Petit Vingtième » du 27 janvier 1938, remplace de manière heureuse celle de la version originale de 1943, immobile, inerte, en ce jaune ocre du ciel que renforce autant qu’il soit possible de l’être le brun sombre des rochers et l’absence quasi-totale de bleu … En 1966, Tintin, volontaire, fixe le castel, son sinistre donjon, sa tour carrée, Milou, à la proue du canot, exprimant vers nous son appréhension … En 1943, Tintin paraît « incrusté » dans le rocher … Milou semblant dans l'expectative …
Un « pieux » souhait : associer la couverture de 1966 avec la version originale de 1943 …
@nicnol, Génial !!!
Merci pour la référence !