Des aventures carnavalesques
Les vacances de Carnaval approchent à grands pas. La période est propice pour se replonger dans le dernier album achevé du maître : Tintin et les Picaros. Le Carnaval s’invite dans les pages de cette histoire haute en couleur qui cache quelques petits trésors.
La Belgique n’a rien à envier au Brésil
Véritable exutoire à la pression des lois et de la religion, le carnaval est la dernière occasion de faire bombance avant la longue période du carême.
Le particularisme caractéristique du Plat Pays a eu pour effet l’émergence de multiples processions, parades ou cortèges carnavalesques. Chaque village, chaque région entretient farouchement sa tradition : l'occasion de cultiver avec gaieté ou sérieux ce besoin d'appartenance et cette sociabilité qui sont les fondements de l'identité populaire.
Dans Tintin et les Picaros, Hergé fait naître un groupe folklorique imaginaire, les "Joyeux Turlurons". Il n'est sans nul doute que le dessinateur s’est inspiré de collectifs réels de nos contrées comme les célèbres Gilles de Binche, les Blancs Moussis de Stavelot ou des Chinels de Fosses-la-Ville.
Où est Charlie ?
Hergé qui est pourtant d'un réalisme incontestable s'est laissé aller à quelques fantaisies lors de la séquence du Carnaval. L'artiste a fait de nombreux clins d’œils à d'autres célèbres personnages.
On y retrouve des carnavaliers déguisés en Astérix (Goscinny et Uderzo lui renverront l’ascenseur dans Astérix chez les Belges avec une apparition des Dupondt), Snoopy, Donald Duck et Mickey Mouse dans les planches 54, 59 et 60.

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