FR
  • Tintin au pays des soviets
  • Tintin au Congo
  • Tintin en Amérique
  • Les Cigares du Pharaon
  • Le Lotus bleu
  • L'Oreille cassée
  • L'Île Noire
  • Le Sceptre d'Ottokar
  • Le Crabe aux pinces d'or
  • L'Étoile mystérieuse
  • Le Secret de La Licorne
  • Le Trésor de Rackham le Rouge
  • Les 7 Boules de cristal
  • Le Temple du Soleil
  • Tintin au pays de l'or noir
  • Objectif Lune
  • On a marché sur la Lune
  • L'Affaire Tournesol
  • Coke en stock
  • Tintin au Tibet
  • Les Bijoux de la Castafiore
  • Vol 714 pour Sydney
  • Tintin et les Picaros
  • Tintin et l'Alph-art

Tintin au Congo

Les Aventures de Tintin, reporter du Petit Vingtième au Congo (1931) est le reflet d'une époque coloniale et paternaliste. Pour ces nouvelles aventures, Hergé improvise encore le récit, mais plus pour longtemps. À peine revient-il d'URSS que Tintin se rend en Afrique. Devenu sorcier au royaume de Babaoro'm, Tintin déjouera les pièges d'une bande de gangsters qui souhaitaient contrôler la production de diamant au Congo. L'Afrique, représentée de manière naïve, reflète l'esprit paternaliste d'une Belgique colonialiste au début des années 1930.

Copyright © Hergé - Moulinsart 2019 - Tous droits réservés

Testez vos connaissances

+
Nous sommes le 5 juin 1930. Les lecteurs du Petit Vingtième sont prévenus : à peine de retour d'Union soviétique, Tintin et Milou embarquent pour le Congo belge. Des textes à la saveur héroïque ont annoncé la chose ; on a même vu Tintin choisir son équipement au département « Congo » des grands magasins « Au Bon Marché ». Toutefois, l'intention d'Hergé était d'envoyer son jeune reporter aux États-Unis. Après la critique du système bolchévique, il s'agissait de montrer les travers du capitalisme à l'américaine.
Le Petit Vingtième - 12 juin 1930

Le Congo, plutôt que l'Amérique

Pourquoi ? En ce début d'années trente, le monde traverse une crise économique majeure. Les chômeurs se comptent par millions, les faillites d'entreprises se succèdent à un rythme toujours plus accéléré. Face aux deux pôles politiques mondiaux, l'Union soviétique et les États-Unis, les pays européens cherchent une troisième voie. En clair, on se méfie autant du matérialisme et du productivisme américains que du communisme soviétique. La démarche d'Hergé (« un coup contre l'Union soviétique, un coup contre l'Amérique ») s'inscrit dans ce contexte.
Mais il y a une situation typiquement belge bien plus urgente aux yeux du directeur du Vingtième Siècle, l'abbé Norbert Wallez : le peu d'enthousiasme des jeunes Belges pour entamer une carrière coloniale. Il compte sur Hergé et Tintin pour susciter des vocations et un bel enthousiasme dans la jeunesse !

La mise en condition des lecteurs

Après la fête organisée pour le retour d'Union soviétique (le 8 mai 1930), Le Vingtième Siècle l'a promis aux lecteurs du supplément Le Petit Vingtième : « Tintin se reposera quelques jours. Puis, avec son fidèle Milou, il repartira vers des pays lointains. »
Le Petit Vingtième - 22 mai 1930
Dès le jeudi 22 mai 1930, Tintin s'interroge en couverture du Petit Vingtième : « Où aller ? ». Sceptique, il examine une mappemonde. La réponse arrive dans le numéro du 29 mai : ce sera le Congo ! Le 5 juin, après un voyage en train de Bruxelles à Anvers, Tintin et Milou embarquent à bord du Thysville, un des navires qui assuraient la liaison entre Anvers et Matadi, véritable porte d'entrée de la colonie belge.

Pourquoi Hergé envoie Tintin au Congo

C'est l'abbé Wallez qui a poussé Tintin vers le Congo. Le ministère belge des colonies a pris contact avec lui. La proposition : réaliser une série de reportages « positifs » sur la présence belge au Congo.
© Hergé / Moulinsart
En effet, le Congo a d'abord été la propriété privée du roi Léopold II de Belgique. Incapable de faire face aux exigences financières requises par la gestion de cet énorme territoire, le Roi a cédé le Congo à la Belgique en 1908. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce cadeau n'a déclenché qu'un enthousiasme mitigé dans la population belge.

Tintin, promoteur au Congo

La colonie a besoin de cadres : seuls les missionnaires catholiques et protestants répondent présents. Des administrateurs ? Peu de vocations belges. Il en va de même pour des métiers indispensables dans un pays tropical : ingénieurs des ponts et chaussées, ingénieurs civils, géologues, ingénieurs des mines, médecins, instituteurs, architectes, machinistes...
© Hergé / Moulinsart
Bien sûr, des commerçants s'aventurent au Congo, mais ils sont majoritairement portugais, grecs, chinois. On y joindra les aventuriers de toutes origines. Nous y reviendrons plus tard. Le gouvernement belge cherche à intéresser la population aux carrières coloniales. L'abbé Wallez propose Tintin. Et l'idée séduit.

Hergé accumule la documentation

Pris au dépourvu, Hergé s'affole un peu : qui peut lui confier la documentation indispensable ? Les relations de l'abbé Wallez vont jouer à plein ! Mais c'est d'abord René Weverbergh, directeur du mensuel Le Boy Scout et ami de longue date qui lui fournit Notre Colonie , d'A. Michiels et N. Laude, dont la première édition a paru en 1922. Il se fait que René Weverbergh est aussi l'éditeur de cet ouvrage.
© Hergé / Moulinsart
Monseigneur Schyrgens, chroniqueur littéraire au Vingtième Siècle, communique deux livres : Le Congo belge et Miroir du Congo belge. Hergé se renseigne encore auprès de la Compagnie Maritime Belge, qui détient une sorte de monopole pour les relations maritimes Belgique-Congo. Il découvre ainsi des itinéraires, qu'il reproduira dans Tintin au Congo, et des indications sur la vie à bord des paquebots.

Un homme-léopard au musée !

Hergé se rend aussi au musée de l'Afrique centrale, à Tervueren, dans la grande banlieue bruxelloise. Il y découvre des lions empaillés, des crocodiles à jamais figés dans une attitude menaçante. Il découvre surtout la statue d'un homme-léopard, représentant d'une secte redoutée. On n'a jamais bien établi la part de vérité à leur propos. Étaient-ce des détrousseurs de voyageurs ? Des nationalistes africains, opposés aux colonialistes blancs ? Une société secrète - dont les buts restent obscurs jusqu'à ce jour ?

Illustration hors-texte réalisée lors de la réédition de l'album en 1937

Statue d'un Aniota au musée de l'Afrique centrale à Tervueren
Un peu de tout cela, sans doute. Mais quel ressort dramatique extraordinaire que ces hommes recouverts d'une cagoule en peau de léopard et frappant leurs victimes, soit d'une main gantée de griffes, soit d'une matraque se terminant par un appendice crochu ! Il se peut que le jeune Georges Remi ait déjà vu ces hommes-léopards à l'œuvre au cinéma et dans la littérature populaire. Edgar Rice Burroughs, l'auteur de Tarzan, en a fait de farouches ennemis de Lord Greystoke, devenu l'homme-singe.
Autre dialogue célèbre de Tintin au Congo, première manière : « La Belgique est ce qu'on appelle... Un léopard ! ». En Afrique centrale, le léopard est un animal qui fait peur. On le respecte. Identifier la Belgique à un léopard, c'est inspirer le respect à son égard. Hergé en était-il conscient ? Sans doute pas. Il a choisi un léopard, parce que ce félin revenait régulièrement dans la documentation qu'il avait compulsée.
En revanche, il est certain que ses lecteurs congolais ont dû comprendre cette phrase, en la décryptant selon leurs références culturelles locales. En 1957, un assistant d'Hergé, Jacques Martin, eut recours aux hommes-léopards dans l'épisode La Griffe noire des aventures d'Alix.

Des lecteurs impatients !

Dès le début de la parution de Tintin au Congo dans Le Petit Vingtième (5 juin 1930), les lecteurs congolais marquent leur impatience. Quand Tintin va-t-il débarquer chez eux ? Le voyage en bateau n'en finit pas... Or, Le Vingtième Siècle - et donc, Le Petit Vingtième - arrive dans les missions, au Congo. Dès le 6 juillet 1930, des lettres atterrissent à la rédaction. Extraits de deux d'entre elles : « Mes petits indigènes s'intéressent énormément à Tintin (...). Ils l'invitent à venir passer quelques jours dans leur village » (lettre signée par le père L.).
© Hergé / Moulinsart
Le jeune Kyola Kongo renchérit : « Moi pitit noir est content baucou li mien petit ami tintin bonne santé. Moi contan li tintin venir ici. Nous pas manger li. C'est li avoir baucou manger ici. Moi fini. Kyola » (cité par Philippe Goddin dans Hergé, Lignes de Vie - éd. Moulinsart). On voit qu'Hergé n'a rien inventé pour le parler « petit nègre » qui lui fut tant reproché !

La case controversée

Que n'a-t-on pas dit et écrit sur cette case ! Tintin, expliquant aux élèves Congolais la quintessence de « leur » patrie : la Belgique ! Nous sommes en 1930, en pleine période coloniale. L'Europe, tous pays confondus, se doit de posséder des colonies. La Belgique règne sur un pays 80 fois plus vaste qu'elle...
© Hergé / Moulinsart
Hergé l'avait bien compris, car dès 1946, il révisa cet album, gommant ce qui était considéré comme offensant pour les Africains. Il effectua cette démarche, contrairement aux manuels scolaires belges qui, jusqu'en 1960, parlaient sans état d'âme, de « nègres », les présentant comme d'éternels enfants...

Al Capone au Congo

Même si Hergé travaillait « à la petite semaine », comme il l'avouait, il n'en perdait pas moins le nord ! Tom, Gibbons, ne sont que quelques-uns des hommes de main d'Al Capone, « le Balafré, le roi des bandits de Chicago ». Hergé n'a pas perdu de vue Tintin en Amérique, qu'il bout de raconter aux lecteurs du Petit Vingtième. La présence de bandits américains au Congo repose sur une réalité. Le riche sous-sol congolais, et singulièrement celui du Katanga, suscite toutes les convoitises.
Or, cuivre, diamants - « il n'y a qu'à se servir », comme disait un gouverneur colonial ! On ajoutera l'uranium qui, vendu par la Belgique aux États-Unis pendant la deuxième guerre mondiale, permettra la construction des deux premières bombes atomiques, lancées sur Hiroshima et Nagasaki (août 1945). Trafiquants en tout genre, aventuriers sans scrupules : c'est aussi cela, l'aventure coloniale. Et, encore une fois, Hergé s'en fait l'observateur incisif.
Tintin - Les Aventures de Tintin - Tintin au Congo - Couvertures Album
© Hergé - Moulinsart 2019 - Tous droits réservés
66 commentaires
ou pour écrire un commentaire.
paul2005
14/05/2019 à 12:40
Je suis en train de le relire... Trop bien cet album...
tournesolsam
03/03/2019 à 09:06
Il fait parti de mes préfère
jacquesherve
11/01/2018 à 18:21
L'édition de Tintin au Congo actuelle ne diffère pas trop de celle de 1946. Cependant on remarquera que la scène du rhinocéros jugée trop naïve et cruelle fut modifiée pour les éditions non françaises.

Concernant la lettre du mystérieux AC, Hergé donne un avant-goût de l'aventure suivante car Hergé avait envisagé d'envoyer son personnage aux Etats Unis après le voyage en URSS. Mais l'abbé Norbert Wallez avait tenu à ce que Hergé envoie Tintin dans la colonie belge.
dahliableue
15/08/2017 à 17:26
Deux petites observations à propos de cet album (version couleur, ~1946).
* Le graphisme et les couleurs (plus franches) des planches 55 à 57/58 semblent dénoter une datation plus récente que le reste de l'album ; mais c'est peut-être dû à mon édition - septembre 1984, dépôt légal 1960.
* Une bizarrerie semble n'avoir jamais été relevée (sauf erreur de ma part) : à la planche 50, dernier strip, dernière case (lecture de la lettre "Instructions relatives au reporter Tintin" - dont on… voir la suite
jacquesherve
10/07/2017 à 15:19
On met souvent Le Lotus Bleu en référence quant au véritable démarrage de la série des aventures de Tintin. Je dirai plutôt Les Cigares du Pharaon dont le récit suivant en est la suite.

Pourquoi ?

Hergé s'était assez bien documenté pour la partie égyptienne et pour le trafic d'armes où apparaît un certain Henri de Montfreid, auteur des Secrets de la Mer Rouge.

C'est à travers ce récit que l'auteur fait apparaître des personnages appelés à partager d'autres aventures même si la première… voir la suite
jacquesherve
10/07/2017 à 15:12
Pas trop d'accord concernant l'oreille cassée que j'aime beaucoup ! Même si on ne note pas la notion d'amitié ou la présence d'humour l'album donne envie de voyager en Amérique du Sud.

Il ne faut pas oublier que c'est le récit où on découvre le domicile du jeune reporter,

Que l'album dénonce le commerce de l'armement et que les propos du personnage Ridgewell nous amène à se poser des questions sur la société moderne.

Hergé aura aussi créé une ambiance de mystère pour la partie belge… voir la suite
mcenroe37
19/06/2017 à 15:56
Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à ne pas aimer cet album. Je ne reviendrai pas sur les polémiques, que je trouve hors sujet. Je m’en tiendrai à l’aventure. Ou aux aventures. Effectivement, on reste dans le basique, dans le strip à la petite semaine. Mais rien de grave. Une des premières pierres, nécessaire comme les autres, à l’édifice, à l’œuvre.
L’Amérique qui suit m’intéressera encore moins. C’est de loin l’album que j’ai le moins lu. Mais il le fallait pour permettre la… voir la suite
Ben-oit
07/05/2017 à 14:10
Assez bon
jacquesherve
09/12/2015 à 19:01
A noter dans la version couleurs quelques vignettes reprises sur la version noir et blanc comme la scène du crocodile avec Milou. A noter aussi la scène de la pirogue où les Congolais chantent U élé reprise dans une histoire de Gaston Lagaffe lors du rêve de l'agent Longtarin avec les parcmètres (la saga des gaffes).
colina111
22/06/2015 à 10:25
J'aime bien ce tome des aventures de Tintin. C'est vrai que c'est dommage qu'il n'existe pas en dessin animé! Avec ma soeur, on le lit souvent en mettant le ton et en prenant plein de voix différentes! :)
jacquesherve
15/06/2015 à 12:41
Je n'aime pas le moment où Tintin tue un rhinocéros. Il est de trop ===> Il fut modifié pour les éditions étrangères et non pour la version française. Cette page fut modifiée de manière à ce que le bruit d'un coupe de feu fasse fuir le rhinocéros au lieu de le faire partir en éclats. Cependant, on retrouvera une scène similaire avec le requin dans Coke en Stock qui explosera en digérant la bombe à retardement.
jacquesherve
15/06/2015 à 12:37
Seul bémol, Tintin au Congo n'existe pas en dessin animé.===> On pourrait dire de même pour Jo, Zette et Jocko. Mais les raisons pour Tintin au Congo sont les suivantes :

1) les rapports avec les autochtones qui peuvent diviser l'opinion publique comme le redressement du train ordonné par Tintin qui est responsable de l'accident.

2) la chasse aux animaux dont le massacre (accidentel) d'un troupeau d'antilopes.
clem9
04/05/2015 à 12:31
je l'adore tintin au congo
nicnol
11/02/2015 à 08:05
Dernièrement, le Figaro, dans l'article en date du 10 décembre dernier intitulé "Les aventures de Tintin au pays du politiquement correct" (http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2014/12/10/31006-20141210ARTFIG00155-les-aventures-de-tintin-au-pays-du-politiquementcorrect.php#auteur), a fait état des menées violemment anti hergéennes d'un prétendu « Groupe d'intervention contre le racisme » flanqué d'un tout aussi prétendu "Cran" (Conseil représentatif des associations noires de… voir la suite
sapok
31/07/2014 à 13:02
En dehors de tout ce qu'on peut dire sur cet album ( qui a déjà été dit ), c'est l'album que je préfère (Tintin au Congo). Il y a de la poésie, beaucoup de naïveté. Cela nous renvoie à notre jeunesse puisque c'est la première BD qu'on a eu entre les mains.J'aime la couleur de la mer, la couleur verte (vert d'eau) particulière de l'herbe des prairies, le dessin est encore un peu malhabile. Il fait un peu penser aux premiers albums de Walt Disney. C'est l'album qui m'a fait aimer les voyages.Je… voir la suite
charlotte9
09/03/2014 à 14:24
Il est dans mon TOP 10 !
ilias2004
14/02/2014 à 17:51
Trooooooooooos coooooool
jacquesherve
13/01/2014 à 23:59
Dommage que Hergé ait supprimé le nom du navire et la destination de Matadi...sans oublier le passage où le navire passe pas très loin de Santa Cruz.
sebastien59
05/01/2014 à 09:23
Super!!! Je suis fan !!! Même de la première bd
campierrot
02/01/2014 à 08:11
le voyage de Tintin à bord du Thysville (dans l'album original), paquebot faisant le voyage Anvers-Matadi est extraordinaire. Ce superbe bateau a des matelots très bien habillés, un chirurgien en uniforme de marin et un cabinet de travail, et tout cela pour transporter un seul passager : Tintin.

signé : Pierre Camerman
Afficher plus de commentaires
Créez votre compte Tintin
De 5 à 12 lettres et/ou chiffres
Une confirmation sera envoyée à cette adresse
Minimum 6 caractères
Suite...
Vous êtes sur le site officel de Tintin.
Aucune information vous concernant n'est enregistrée avant votre approbation finale.
Consultez notre politique de confidentialité
Merci ! Pour vérifier votre email, veuillez entrer le code à 4 chiffres que vous avez reçu à .
Si vous ne l'avez pas reçu, vérifiez l'adresse ou regardez dans votre courier indésirable.
Les chiffres ne sont pas bons...
Retour
Suite...
Merci !
Votre compte est maintenant prêt à être créer.

En créant votre compte, vous acceptez de vous conformer aux Conditions générales de Tintin.com.

Vous acceptez de recevoir de la part de Tintin.com des notifications personnalisées liées à Tintin (nouveaux événements ou expositions, nouveaux livres ou produits etc.).

Vous pourrez régler vos préférences de notifications dans votre compte.

  
Merci d'accepter les conditions
Créer mon compte Tintin
Connexion
Mot de passe oublié
Entrez votre email, vous allez recevoir un lien pour réinitialiser votre mot de passe.
Mot de passe oublié
Un email avec un lien pour réinitialiser votre mot de passe a été envoyé à votre adresse.
Logo Tintin

Pour accéder à ce contenu, vous devez être inscrit à Tintin.com

Connexion / inscription
Pour obtenir votre passeport syldave, vous devez d’abord créer un compte Tintin.com.
Inscrit depuis le
Dernière connexion le
Logo Tintin English Nederlands Español 中文 日本語